"Prevention is so much better than healing because it saves the labour of being sick." Thomas Adams, 1618"Prevention is so much better than healing because it saves the labour of being sick."
Thomas Adams, 1618

Boyle awarded city's medal

Boyle awarded city's medal

January 29, 2015

January 8, 2015, Professor Peter Boyle, President of iPRI, was presented with his city’s medal, the Médaille de la Ville de Dardilly. Below is Professor Boyle’s speech, given in French, in the presence of Dardilly Mayor Michèlle Vullien.

Jeudi 8 Janvier, 2015

Je suis honoré et ravi de recevoir ce soir la Médaille de la Ville de Dardilly. Je vis à Dardilly depuis près de trente ans et n’ai jamais pensé quitter ce magnifique village.

Tout mon travail et celui de notre institut est dédié à l’identification des causes évitables de maladies et de décès, ainsi qu’à la réduction des disparités sociales.

Dardilly acceptance

Peter Boyle giving his acceptance address {L/R Mayor Michèlle Vullien; Professor Peter Boyle}

Juste avant les guerres Napoléoniennes, qui ont pris fin il y aura deux cents ans cette année, l’espérance de vie en France était de trente huit ans. La moitié des hommes et des femmes mourraient avant cet âge. Juste avant la première guerre mondiale, l’espérance de vie était de cinquante ans. Aujourd’hui, l’espérance de vie en France est de quatre-vingt-trois ans : la moitié des hommes et des femmes vivent au-delà de cet âge.

Bien sûr il y a des disparités. L’espérance de vie en France pour les hommes est de soixante-dix-neuf ans alors qu’elle est de quatre-vingt trois ans pour les femmes. Néanmoins les plus grandes disparités existent entre les pays ayant un  niveau de vie élevé comme la France et ceux ayant un faible niveau de vie. Il n’y a aucun pays d’Afrique subsaharienne dont l’espérance de vie approche des cinquante ans. En terme d’espérance de vie, ces pays accusent un retard de cent ans comparativement aux pays ayant un niveau de vie élevé.

L’augmentation de l’espérance de vie en France ces cent dernières années est due à deux facteurs majeurs : le développement des équipements collectifs et le progrès de la médecine. L’accès de la population aux réseaux eau potable, d’assainissement et d’électricité a grandement contribué  à cette évolution. Le développement des antibiotiques et autres médicaments majeurs comme ceux contre le diabète et le cancer, a aussi constitué un élément clé. Aujourd’hui les patients atteints de diabète ont une espérance de vie normale. A ce jour la moitié des patients atteints de cancer est soignée avec succès.

Dans les pays ayant un faible niveau de vie, les patients atteints de cancer ont une chance minime de survie. Là-bas le cancer est terriblement stigmatisant, les patients se présentent dans les structures médicales à un stade très avancé et ils sont souvent confrontés à une absence de traitement adapté. La moitié des patients atteint du cancer nécessite de la radiothérapie. Trente pays en Afrique n’ont aucun matériel de radiothérapie. Les médicaments de chimiothérapie sont inaccessibles aux pays à faible niveau de vie.

Alors que le diabète est de mieux en mieux jugulé dans les pays à niveau de vie élevé, il demeure une sentence de mort dans les pays en voie de développement. Au Mozambique, un patient ayant besoin d’insuline mourra dans l’année. Au Mali, la moyenne de la durée de vie après un diagnostic de diabète est de trente mois.

Parmi les soixante millions de morts chaque année dans le monde, dix millions sont des enfants, quatre-vingt-dix-neuf pourcents vivent dans des pays à faible niveau de ressources.

Les deux tiers de ces décès sont dus à des infections respiratoires aigües, la rougeole, les diarrhées, le paludisme et le virus du Sida. La grande majorité de tous ces décès est évitable.

La situation n’est pas toujours sans espoir. Lorsque l’expertise et le financement sont conjugués à l’implication des responsables politiques, il peut y avoir de grandes « success stories », comme cela est le cas pour le SIDA en Afrique

Tout mon travail et celui de notre institut est dédié à l’identification des causes évitables de maladies et de décès et à la réduction des disparités sociales.

Cela constitue un travail passionnant et gratifiant. Néanmoins il est toujours triste d’être témoin de l’impact de ces disparités et de réaliser l’ampleur de la tâche restant à accomplir.

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